Repérage du patrimoine filmique documentaire relatif à la Basse-Normandie

CRéCET

Centre Régional de Culture Ethnologique et Technique de Basse-Normandie


Manoir des Gens d’Armes
161, rue Basse
14000 Caen


Tél : 02 31 53 15 45
Fax : 02 31 53 15 54

Email : ethno@crecet.org


Responsable :
Pierre Schmit, directeur


Site web :
www.crecet.org


Présentation :


Créé en 1984 sous l’impulsion de l’État et du Conseil régional de Basse-Normandie, le Crécet – Centre régional de culture ethnologique et technique de Basse-Normandie – a pour but de promouvoir ou réaliser, dans une approche pluridisciplinaire des missions de recherche, d’assistance technique, de formation, de diffusion, d’animation et de création dans le domaine du patrimoine ethnologique. Pour ce faire, en relation avec divers partenaires (personnes privées, associations, collectivités publiques, institutions ayant une mission de conservation, universités, centres de recherche, centres de formation, centres de documentation et tous organismes similaires de la région ou d’autres régions, spécialement limitrophes) œuvrant dans le même domaine, il a vocation à conduire des projets notamment dans le prolongement des politiques menées par ses tutelles (Direction Régionale des Affaires Culturelles, Conseil Régional de Basse-Normandie) et à proposer des services scientifiques et techniques, en favorisant les initiatives locales.
En outre, le CRéCET constitue un relais régional de la Mission à l’ethnologie à Paris.
En 2003, une nouvelle mission a été confiée au CRéCET par l'État et la Région : la mise en place et l'animation d'un réseau régional des musées de société. Ce réseau a pour vocation de conforter la coopération scientifique, technique et culturelle entre établissements et de mener des actions en faveur de la conservation et de la valorisation des collections En 2007, le Réseau des musées de société en Basse-Normandie rassemble plus de cinquante établissements. www.musees-basse-normandie.fr

Objectifs :


Développer la connaissance, valoriser et diffuser, conseiller, telles sont les principales composantes, intimement liées entre elles, de l’activité du CRéCET, depuis sa création.

La connaissance
  • Le développement de la connaissance du patrimoine ethnologique et technique est l’un des axes essentiels de l’activité du CRéCET. Impliquées sur le territoire régional, la recherche et la documentation viennent en soutien à des projets de développement local, d’investissements culturels et touristiques, de gestion de l’espace. Le centre conduit des programmes de recherche seul ou apporte soutiens méthodologiques et conseils à des partenaires et acteurs locaux. Dans la mesure du possible, ces programmes se sont inscrits dans les problématiques développées et soutenues au niveau national par le Conseil et la Mission du patrimoine ethnologique.
    Les travaux conduits par le centre touchent des sujets aussi divers que l’évolution du monde rural, les modes et pratiques de gestion des zones humides, le patrimoine maritime et les productions halieutiques, l’habitat et les quartiers, les productions et sociétés industrielles.
    Au-delà de la conduite de ces programmes, le centre participe à diverses activités scientifiques en partenariat avec certaines instances. Il est, par exemple, membre associé d’un pôle « Espaces maritimes, sociétés littorales et interfaces portuaires » de l’Université de Caen. Il participe à des comités scientifiques constitués de façon permanente au sein d’organismes tels les Parcs naturels ou plus ponctuellement pour le suivi d’investissements culturels comme le Haras du Pin, la Maison de l’émigration française en Amérique du Nord à Tourouvre, l’écomusée du Perche… Il intervient également auprès de différentes institutions régionales ou nationales.
    Le centre contribue à plusieurs niveaux à des formations dispensées par l’Université (Master « conservation et gestion du patrimoine », Diplôme universitaire d’études normandes,…) ou par divers organismes de formation. Il accompagne des étudiants dans leurs travaux de recherche, les conseille et les oriente dans leur démarche de professionnalisation.
La diffusion et l’action culturelle
  • Dans le prolongement de ses activités de recherche, le centre a mis en oeuvre plusieurs vecteurs de diffusion des connaissances, parmi lesquels :
    - La collection « Les Carnets d'ici », édition d’ouvrages sur des thèmes concernant la Basse-Normandie.
    - L’organisation d’expositions
    - L’audiovisuel avec la production ou la co-production d’une dizaine de films documentaires sur des thématiques régionales
    - L’organisation depuis 1995, fin novembre début décembre au cinéma Lux, de la « Semaine du cinéma ethnographique » qui permet au public de percevoir l’évolution des regards portés sur nos sociétés et sur l’ailleurs et de découvrir une production documentaire d’intérêt sociologique et ethnologique, ancienne et contemporaine.
L’assistance et le conseil
  • Le centre apporte également soutiens et conseils aux structures culturelles, publiques ou associatives, œuvrant dans des secteurs proches ou qui souhaitent avoir recours à l’ethnologie et au patrimoine pour des opérations à caractère social ou de développement local. Il a contribué au développement de certains organismes de conservation et de diffusion comme le centre des archives sonores au sein des Archives de la Manche. Depuis sa création, le CRéCET a accompagné le développement du tissu et du patrimoine muséographique régional. Il est ainsi intervenu activement auprès d’une cinquantaine de collectivités sous différentes formes : participation à l’élaboration des concepts, définition du propos muséographique, aide à l’élaboration de cahier des charges, suivi du développement du projet, participation à des comités de pilotages, définition de programmes de recherche associés. Le Centre formule également des avis scientifiques et techniques à l’intention et à la demande de ses institutions fondatrices ; le directeur du CRéCET assume également les fonctions d’ethnologue régional auprès de la Drac de Basse-Normandie.



Fonds audiovisuel relatif à la Basse-Normandie :



Le fond audiovisuel comprend notamment des copies VHS ou DVD de documentaires à la production, co-production ou réalisation (conseil) desquels il a participé.

Le CRéCET a ainsi contribué, en collaboration avec le Musée du Vieux Granville (cf. fiche concernant cet établissement) et l'Office culturel municipal, à la mise en oeuvre d'un important programme de collectage ethnocinématographique sur les activités maritimes de ce port, valorisé sous la forme de trois courts métrages (résumés de ces trois films dans la fiche consacrée au Musée du Vieux Granville) :

Granville, quai ouest, 24 heures à la criée de Granville.
  • 1993. 45mn.
    Réalisateur , Yves Léonard. Conseillers scientifiques : Michèle Chartrain (conservatrice du Musée du Vieux Granville) et Jacqueline Matras-Guin (CNRS).
Marée de coquillages en Baie de Granville
  • 1995. 34 mn.
    Réalisation : Yves Léonard. Conseillers scientifiques : Jacqueline Matras-Guin, Michèle Chartrain.
La Pêche des huîtres en baie de Granville
  • 1997. 16 mn.
    Réalisateur, Yves Léonard. Conseillers scientifiques : Michèle Chartrain (conservatrice du Musée du Vieux Granville) et Jacqueline Matras-Guin (CNRS).



  • Autres films :
La Criée de Port-en-Bessin
  • 1989. 19 mn. Beta SP
    Réalisation : Bernard Pagnon
    Conseiller scientifique : Jacqueline Matras-Guin (CNRS)
    Coproduction : Comité local des pêches, DRAC, CRéCET, CCI-Caen, Hewlett Packard, MCII-CPI, Ville de Port-en-Bessin

    Sur la côte normande, à proximité de Bayeux, Port-en-Bessin est au 6 ème rang des ports de pêche français sur le plan du tonnage. C'est dire l'importance de la pêche, du port et par conséquent de la criée pour cette petite agglomération.
    Pêcheurs et mareyeurs contribuent à l'activité de la criée qui est informatisée depuis 1989. L'acteur principal, le crieur, va donc voir son rôle disparaître.
    Le but de ce film est de garder la mémoire de ces transactions où la mélopée du crieur s'amplifie et s'éteint au rythme des signes plus ou moins subtils des mareyeurs. Le film s'efforce de rendre explicite la stratégie mystérieuse de la vente des lots de poissons et de crustacés provenant de la pêche hauturière ou côtière.
La Fonderie Legoupil, autour d’un changement technique
  • 1991. 30 mn. Beta SP
    Réalisation : Philippe Van de Walle Productions. Coproduction : CRéCET, ACCAAN, PVWP

    1857 : un certain Jean-Marie Bois décide de créer une fonderie de cuivre et de fer dans l'agglomération granvillaise. C'est là le début d'une longue aventure durant laquelle les dirigeants successifs de l'entreprise eurent à assurer l'évolution technique et commerciale de la fonderie. Celle-ci, après avoir travaillé pour les navires terre-neuvas basés à Granville ou encore les usines d'engrais chimiques Dior, fournit aujourd'hui des pièces et des sous-ensembles montés pour l'industrie mécanique, agro-alimentaire ou de la machine-outil.
    1991 : tournant majeur pour l'entreprise qui, de front, change de localisation, adopte un procédé de fusion innovant et s'équipe d'une ligne de moulage en grande partie automatisée.
    Cette vidéo met en mémoire et en valeur l'aspect patrimonial (histoire, techniques, savoir-faire) de l'entreprise avant sa modernisation, aborde la question des mutations technologiques et des changements de vocation de marché, et enfin suggère quelques pistes de réflexion concernant l'adaptation de l'homme aux mutations techniques.
De mémoire de briquetier
  • 1995. 11 mn. Beta SP
    Réalisation : David Desramé. Coproduction : CRéCET / ACCAAN / Commune de Saint-Martin d'Aubigny.

    Georges Texier est le dernier briquetier à avoir fait fonctionner la fabrique de Saint-Martin-d'Aubigny dans la Manche, aujourd'hui musée. C'est à travers son témoignage que se construit ce film qui, progressivement, va brosser le portrait d'un homme et de ses souvenirs. Il évoque ainsi l'historique de la briqueterie, la technique de fabrication et la variété des briques produites.
Gueules rouges en Normandie
  • 1993. 19 mn. Beta SP
    Réalisateur : Eric Thomas. Conseillers scientifiques : Guy Gallardo, Bertrand Morvilliers. Coproduction : ACCAAN/CPIE du Calvados/CRéCET.

    Mémoire des mineurs de Saint-Rémy-sur-Orne (Calvados). En 1968, la mine de fer de Saint-Rémy dont le minerai est un des plus riches du bassin minier de Normandie ferme ses portes. Après un siècle d'exploitation intensive, le gisement est épuisé. En 1992, les anciens mineurs et leurs familles se souviennent.
Les Cités d'urgence de Saint-Lô, 50 ans d'histoire provisoire
  • 1994. 26 mn. Beta SP.
    Réalisation : David Desramé. Coproduction : CRéCET / ACCAAN / Ville de Saint-Lô

    Pendant des années, de nombreux saint-lois ont vécu dans des baraquements après la destruction de la ville en 1944. Des témoins évoquent le souvenir de la vie telle qu'elle s'était reconstituée dans ces cités d'urgence.
SMN, les Hauts Fourneaux
  • 1994. 80 mn. Beta SP.
    Réalisation : Philippe Van de Walle. Conception : Philippe Van de Walle, Guy Gallardo. Coproduction : CRéCET / ACCAAN.

    En novembre 1993, une dernière coulée marquait la fermeture du site sidérurgique d'Unimétal-Normandie, situé près de Caen. Née avec le siècle, l'usine était surtout connue sous son ancienne appellation de SMN (Société métallurgique de Normandie). 100 000 personnes au total y auront travaillé pendant ses 80 années d'existence.
    Ce film réunit les points de vue de différents témoins et acteurs autour d'un sujet central qui est celui de l'évolution des rapports sociaux et des systèmes de référence au sein de l'entreprise : paternalisme, culture d'entreprise. Mêlant images d'archives et vues récentes de l'usine en exploitation, il rend également compte des caractéristiques techniques, économiques et paysagères d'un établissement qui aura été au coeur de l'histoire industrielle de la Basse-Normandie. Apparaît ainsi une usine qui est toujours restée à part par rapport à son environnement économique et social, mais qui témoigne aussi de l'évolution du monde ouvrier.
Une mine de fer en Normandie
  • 1994. 18 mn. Beta SP
    Réalisation : Jacques Dauphin. Coproduction : CRéCET / Université Inter-Ages de Basse-Normandie

    De 1907 à 1989 plusieurs générations de mineurs se sont succédé aux Mines de Soumont pour extraire plus de 55 millions de tonnes de minerai destinées à alimenter les hauts fourneaux de la Société métallurgique de Normandie.
    Ce film décrit les méthodes d'exploitation et les différentes techniques utilisées pour extraire et enrichir le minerai. Il donne également quelques indications sur la manière dont le gisement s'est formé il y a plusieurs centaines de millions d'années.



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