Repérage du patrimoine filmique documentaire relatif à la Basse-Normandie
La Maison du Doc’ – Ardèche Images
Ardèche images
Le Village
07170 Lussas
Tél : 04 75 94 25 25
Fax : 04 75 94 26 18
Email : lussas.maison@wanadoo.fr
Responsable : Geneviève Rousseau
Assistante documentaliste : Véronique Fournier
Administratrice du site Internet : Laetitia Dubois
- Site Internet :
www.lussasdoc.com/maisondudoc
La Maison du Doc’ gère depuis 1994 une base de données informatique unique en son genre, la plus exhaustive possible, sur les films documentaires produits chaque année en Europe francophone. Cette base s’est enrichie également de films plus anciens et de films étrangers. La base de données de La Maison du Doc’ compte à ce jour plus de 10 000 titres. Elle est consultable via le site Web, lequel permet deux types de recherche : une recherche guidée, spécifique aux recherches thématiques, qui offre un accès à toute l’arborescence des mots-clés et la possibilité de combiner plusieurs mots-clés pour affiner la recherche ; une recherche avancée ou multicritères (titre, durée, format, réalisateur, etc.)
La Maison du Doc’ propose également un service de « recherche à la carte », sur demande.
- Présentation :
La Maison du Doc’ est un centre de ressources sur le cinéma documentaire. Elle a été créée en 1994 et résulte de la dynamique de diffusion et de production de films documentaires développée à Lussas depuis de nombreuses années.
- Objectifs :
La Maison du Doc’ a pour objectif d’accompagner la création documentaire et de favoriser la diffusion des films à travers plusieurs missions : le repérage, le collectage et l’inventaire des films dans une base de données informatique ; l’archivage et la conservation de la mémoire du documentaire sous la forme de supports vidéo dans une vidéothèque ; la diffusion de l’information autour du documentaire en direction des professionnels et de l’ensemble des réseaux du savoir, de la formation et de l’animation socioculturelle.
- Ressources documentaires :
Organisé et géré par le centre de ressources (La Maison du Doc’), le Club du Doc’ est une vidéothèque permanente, accessible sur place ou à distance et réservée exclusivement aux professionnels de l’audiovisuel. Créé en 1993 lors des Etats généraux du film documentaire, le Club est fondé sur l’idée de constituer un fonds de documentation audiovisuelle accessible aux professionnels de l’image. Son principe coopératif repose sur le fait qu’un film déposé au Club sous forme de cassette VHS donne accès à l’ensemble des documentaires déposés (le site Internet de la Maison du Doc’ permet de télécharger le formulaire de dépôt).
Le dépôt de film se fait à titre gracieux sous forme de VHS ou de DVD. Les films sont considérés comme des outils de travail, il n’est pas nécessaire qu’ils soient d’une qualité excellente. Il s’agit par ailleurs d’une utilisation strictement individuelle et qui offre à tous les documentaristes, auteurs et producteurs, un accès à leur patrimoine.
Outre les auteurs, réalisateurs, producteurs et distributeurs de documentaires, ayant déposé des œuvres et étant par conséquent membres de fait, le Club est ouvert à d’autres catégories de personnes qui travaillent sur les films : réseaux institutionnels, festivals, diffuseurs non commerciaux, chercheurs, critiques, historiens, journalistes de cinéma et de la télévision, étudiants. Ces membres, qui ne déposent pas de films, paient une adhésion annuelle (voir le site de La Maison du Doc’ pour les modalités pratiques).
Pour toute consultation, une copie du film demandé est effectuée à partir de la cassette VHS originale déposée au Club. Un avertissement est ajouté au début, informant des principaux droits à respecter. Ces copies de travail (conservées par les utilisateurs) ne peuvent faire l’objet d’aucune reproduction ni de diffusion hors du cercle privé. Les utilisateurs ont la responsabilité du bon respect de ce règlement.
Le Club représente, en 2006, un fonds de plus de 10 000 films documentaires, constitué en grande partie des films français produits depuis 1993, mais également de plusieurs titres européens (belges, luxembourgeois, suisses, espagnols…) produits depuis 1994, et de films plus anciens. Le Club souhaite s’élargir à l’ensemble des auteurs et producteurs d’autres pays. L’idée est également de remonter dans le temps et d’avoir en dépôt des films anciens, voire des classiques. A terme, l’ambition est de créer une cinémathèque du documentaire et de constituer un fonds très important qui fasse œuvre de mémoire du cinéma documentaire.
- Sur la Basse-Normandie :
La catalogue de la Maison du Doc’ comprend bon nombre de films relatifs à la Basse-Normandie (environ une centaine, tous formats confondus), que l’on peut regrouper sous les catégories thématiques suivantes (nous signalons pour chaque thème les films les plus représentatifs) :
- Seconde Guerre Mondiale :
- Classe de guerre (Yves Léonard, 2005) : C’est l’histoire d’adolescents qui interrogent la seconde guerre mondiale. Ils habitent Sainte-Mère-Église, lieu symbolique du Débarquement en Normandie et ont en commun une page d’Histoire à laquelle ils se sentent liés. Ils recueillent des témoignages, visitent musées et lieux commémoratifs alors que le conflit est au programme d’histoire de leur année scolaire. C’est l’écoute, la recherche, la réflexion et l’élaboration d’une conscience historique. Alors que les vétérans de cette guerre et les témoins de cette époque se font rares, cette troisième génération d’après-guerre s’appropriera-t-elle cette page d’Histoire ? Entretiendront-ils, comme leurs parents et aïeux, la mémoire de la seconde guerre mondiale ?
- Normandie, mon amour (Natacha Cucheval, 2005) : En Normandie, une jeune Française filme depuis plusieurs années le pèlerinage annuel des vétérans de la seconde guerre mondiale sur les plages du débarquement... Les commémorations, l'extinction dérisoire et douloureuse d'une guerre dont le traité de paix a été signé il y a près de 60 ans. Tentant de donner un sens à ce pèlerinage annuel, la jeune femme rencontre trois vétérans octogénaires, un Français, un Anglais, un Allemand. Malheureusement, l'horreur, la honte et la douleur sont des émotions difficiles à partager. Le film raconte une errance et le prix payé une vie entière pour cinq ans de barbarie. Il raconte également la difficulté de transmettre et d'entendre une expérience de guerre.
- La Longue marche de Bob Slaughter (Eric Ellena, 2004) : 1940, un jeune Américain de 15 ans, Bob Slaughter, convainc son père de le laisser rejoindre la Garde Nationale de Virginie pour se faire un peu d'argent de poche. Quatre ans plus tard, par un matin froid de juin 1944, Bob fait partie des premiers GI's à débarquer en Normandie sur le secteur le plus meurtrier d'Omaha Beach. 60 ans plus tard, Bob raconte son effroyable périple à de jeunes lycéens qui ont l’âge qu’il avait lorsqu'il est parti pour l'Europe. Alors que les jeunes réservistes de sa Virginie natale sont à nouveau appelés sous les drapeaux, pour partir cette fois en Irak, Bob mène lui un combat pour la mémoire de ses amis d'enfance sacrifiés pour la libération de la France et de l'Europe.
- Mémoires de Normandie (Ingrid Cogny, 1998) : Quatre-vingt-dix ans nous séparent de ces premiers témoignages filmés que nos grands-parents nous ont laissés de leur Normandie. Nous nous amusons du caractère désuet de leur vie, nous nous félicitons que la nôtre soit souvent moins rude, nous regrettons parfois aussi une insouciance disparue, avec une nostalgie de ce que nous n'avons souvent même pas connu. Des travaux des champs aux congés payés, des pique-niques du dimanche en goguette aux bombardements, du paquebot "Normandie" au Débarquement, des pommiers en fleurs aux grandes grèves, de la vie à la mort, des lampes à pétrole à l'électricité, des bicyclettes aux voitures, de la paix à la guerre et inversement, du rire aux larmes.
- Le plus beau kilomètre de France (Pierrick Guinard, 1996) : Le 6 juin 1944, les armées alliées débarquent en Normandie, le 19 août, après de violents combats que l'on connaît, et alors que la situation militaire s'éclaircit, le général Eisenhower, général en chef des armées, installe son commandement à Saint-Jean-Le-Thomas, près des falaises de Champeaux. Sur cette paroi abrupte, s'élevant à plus de 60 mètres de hauteur, le général tombe en admiration devant l'exceptionnel panorama qui s'offre à lui. Depuis la route qui longe la côte, il peut en effet embrasser d'un seul coup d'œil toute l'étendue de la baie du Mont-Saint-Michel, l'une des plus vastes d'Europe, où la mer se retire sur plusieurs kilomètres et découvre les bancs de sable sculptés, irisés par le soleil. Un spectacle grandiose dont les couleurs et la luminosité changent à chaque instant. Entre les deux guerres, marchant sur ces falaises, Édouard Herriot, président du Conseil, avait déclaré : "Je suis ici sur le plus beau kilomètre de France !" ; depuis, l’appellation est restée.
- Vie rurale :
- La Dernière classe de Gilbert Banneville (Ariane Damain Vergallo, 2003) : Dans un collège de Basse-Normandie, Gilbert Banneville, professeur de français, vit ses derniers mois d’enseignement avant de prendre sa retraite. En compagnie de Jonathan, Emeline, Camille, Romuald, David, Amélie et les autres élèves de sa classe de quatrième, il imagine, comme chaque année, une aventure pour inciter chacun à la lecture, à l’écriture et à la découverte. Cette année, ce sera les "carnets de naufragés" dans lesquels chaque élève écrit et dessine l’autobiographie imaginaire d’un marin contant ses aventures à la mer. L’engagement et la passion de ce professeur rencontre auprès de ses élèves un écho exceptionnel…
- Un amour de tracteur (Erell Guillemer, 2002) : Le littoral de la Manche, à marée haute, un matin d’été. Quand la mer se retire, laissant apparaître la vaste étendue des parcs à huîtres, les tracteurs arrivent, envahissent la plage, sillonnent le parc, conduisent les ostréiculteurs au travail, croisent des pêcheurs à pied ou des promeneurs. Nous suivons les traces des tracteurs jusqu’à ce que, à la tombée du jour, la mer reprenne sa place.
- Les Dauphins du Cotentin (Guy Soubigou, 2001) : Entre le Mont-Saint-Michel et le nord du département de la Manche, vit un banc de dauphins (environ une centaine). Des observateurs passionnés cherchent à mieux les connaître.
- Dozulé, scénario d’une apparition (Patrick Manin et Georges Bertin, 2000) : Chaque 28 mars, la haute butte de Dozulé, en Normandie, est le théâtre d'un rassemblement de foules ferventes autour d'une croix blanche plantée en haut d'une prairie. C'est à cette date qu'en 1972, Madeleine Aumont, une mère de famille de 48 ans, aurait vu une croix glorieuse se dresser dans le ciel. Jusqu'en 1978, elle est l'objet d'une cinquantaine "d'apparitions". La bonne foi de la "voyante" est dépassée et souvent trahie par les initiatives d'associations ou de sectes qui se développent et cherchent à s'approprier le "message" des "apparitions"… (sur le même sujet, voir également Le Mystère de Dozulé, de Michel Dumont et Michel Valio – 1993).
- Cabines de Nacre (Franck Delaunay, 1998) : En Normandie, à quelques encablures de Deauville-Trouville, les stations balnéaires de la côte de Nacre affichent fièrement leurs alignements de cabines de bain. Au pays des premiers bains de mer, les cabines gardent en mémoire des vies entières de familles de vacanciers. À Bernières, la plus petite station de la côte de Nacre, on a gardé une tendresse pour les cabines de plage en sapin du Nord. À l'instar du cabanon, la cabine de plage fait office de petite maison face à la mer. Sous le ciel changeant de Normandie, c'est un abri des plus utiles qui devient salon pour recevoir les voisins. Avec l'été, rue des cabines de Nacre, rien ni personne n'échappe à la curiosité. Par tous les temps, on fait terrasse sans rien perdre de l'actualité de la plage. Le petit village des cabines devient le théâtre de scènes de voisinage, un entre-soi où chacun se connaît. Aujourd'hui comme hier, loin de l'anonymat des grandes villes, la cabine de plage est un port d'attache qui entretient l'amitié.
- La Petite Parade (Ariane Doublet, 1996) : En Normandie, une parade s’organise autour des animaux de la ferme. Avant on les tue, pendant on les fête, et après la vie continue. Les habitants du village jouent le jeu de la fiction.
- La Foire Sainte-Croix de Lessay (Dominique Adt, 1996) : Dans le département de la Manche, en Normandie, chaque année depuis des temps immémoriaux, la foire Sainte-Croix de Lessay se déroule pendant 3 jours à la fin de l’été. 400 000 personnes de tous horizons défilent. C’est une des foires aux chevaux les plus importantes de France. C’est surtout le point d’ancrage d’une tradition et d’une culture locale vivantes (sur le même sujet, voir également Plutôt plus que moins, de Patrick Viret – 1991).
- Industrie locale :
- UEP 122 : portraits ouvriers (Caroline Pochon, 2006) : L'usine Renault Trucks de Blainville, en Normandie, construit des camions. Elle emploie 3000 personnes. Plongeon dans ses entrailles, au sein de l'UEP 122, une unité élémentaire de production, c'est-à-dire une équipe regroupant 25 personnes (dont un tiers d'intérimaires) qui soudent et polissent le métal des cabines de camions, dans le secteur tôlerie, l'endroit le plus dur et le plus fascinant de la chaîne. Comment travaille-t-on dans cette usine moderne et prospère ? Que pensent les ouvriers, à une époque où les journaux parlent de la disparition de la classe ouvrière ? Que reste-t-il de la lutte des classes, à l'époque du management moderne ? Comment les intérimaires font-ils face à la précarité au sein même de l'entreprise ? Erwann le jeune, Philippe l'ancien, Rodrigue l'intérimaire font part de leur expérience et de leur ressenti.
- Pot de terre contre pot de fer (Daniela De Felice, 2004) : Il s’agit d’un film réalisé à partir des archives sonores et visuelles de Joël Lamy, un ouvrier actif pendant les luttes contre la fermeture de la SMN (Société Métallurgique de Normandie), symbole de la métallurgie en Basse Normandie et source de revenus pour des centaines de familles autour de la ville de Caen jusqu'aux années quatre-vingts.
- Silence sur l’atome (Sébastien Tézé, 2003) : C'est l'histoire du Cotentin, qui est situé au nord du département de la Manche. En quelques années, quatre établissements nucléaires ont poussé dans un rayon de trente kilomètres. La région est devenue l'une des plus nucléarisées du monde. C'est au début des années 80 que la pointe de La Hague va commencer sa grande mutation industrielle et sociale. On décide d'y implanter une usine d'extraction du plutonium, un centre de stockage des déchets radioactifs et une centrale nucléaire. À partir de là, La Hague va vivre à l'heure atomique. Quarante ans plus tard, "la presqu'île au nucléaire" comme on la surnomme, est au centre de toutes les interrogations et polémiques médiatiques.
- SMN : Les Hauts Fourneaux (Guy Gallardo et Philippe Van de Walle, 1994) : En novembre 1993, une dernière coulée marquait la fermeture du site sidérurgique d'Unimétal Normandie. Pour raconter l'histoire de cette entreprise née avec le siècle (la SMN), ce film propose de réunir les points de vue de différents témoins et acteurs ayant accepté de participer à des entretiens, enregistrés pour la plupart dans les six derniers mois précédant la fermeture du site.
- Un pont sur le vent (Jean-Luc Bruandet, 1994) : Le film retrace la formidable aventure qu'a été la construction, au-dessus de l'estuaire de la Seine entre le Havre et Honfleur, du "pont de Normandie", record du monde des ponts à haubans.
- Gueules rouges en Normandie (Eric Thomas, 1993) : Les mines de fer de Saint-Rémy-sur-Orne (Calvados) sont aujourd'hui fermées. Les anciens mineurs et leurs épouses se souviennent du travail, des techniques d'extraction, de la vie au village, des accidents, des coutumes, de la Sainte-Barbe…
- Sujets sociaux :
- Amiante, le prix du silence (Daniel Cattelain, 2003) : Plus de 100 000 décès liés à l'amiante sont attendus en France d'ici 2025. L'hécatombe touche les travailleurs de l'amiante dans le bâtiment, les équipements automobiles, les chantiers navals ; mais aussi leurs proches, leurs enfants, les voisins des usines. Comment a-t-on pu en arriver là ? Pour répondre à cette question, Daniel Cattelain est revenu dans la ville de son adolescence, Condé-sur-Noireau, gros bourg du Calvados où l'on a travaillé l'amiante pendant plus d'un siècle. Il a retrouvé les acteurs de l'époque, ouvriers, patrons, médecins, malades. Les réponses, à travers les souvenirs de chacun, révèlent que la vérité était connue depuis longtemps. Mais quelle vérité ? Connue de qui ? Et ceux qui savaient, qu'ont-il fait ? Pourquoi a-t-on attendu tant d'années avant d'interdire l'amiante ? Le documentaire décortique ces "mortelles inerties".
- Le Regard de Natacha (Sylvain Bouttet, 2003) : Natacha a 16 ans. Elle habite un pavillon HLM, dans un quartier populaire à Caen, en Normandie. Elle râle, elle est paresseuse, elle rit. Elle ne pense qu'à l'immédiat. Son beau-père quitte sa mère. Son père lui manque. Comme toute jeune fille, elle cherche ses repères. Elle est aveugle.
- Convives (Marie Gaumy et Michaël Lheureux, 2001) : Une résidence pour personnes âgées en Normandie. Comment vieillir ailleurs que chez soi, habiter ensemble quand on ne s’est pas choisis ?
- La Place d’une mère (Lucie Cariès, 1997) : C'est la plus belle des histoires d'amour : l'amour entre des enfants abandonnés placés dans des familles d'accueil et leur mère biologique. Certains services sociaux peuvent retrouver la mère biologique et l'aider à rétablir un lien avec son enfant. Lucie Cariès montre comment les gestes de l'amour peuvent être réappris et retrouvés longtemps après la naissance de l'enfant, comment le poids de l'enfant dans les bras de sa mère devient plus lourd ou plus léger, comment les attitudes et les gestes vont de l'exaspération au courage, comment les cris évoluent du profond silence aux larmes et aux rires. En Normandie, quatre mères dont les enfants sont placés, tentent de maintenir un lien familial en leur rendant régulièrement visite. La réalisatrice a suivi ces femmes pendant sept mois.
- La Vie en chantier (Chantal Richard et Myriam Léotard, 1996) : Dix-sept jeunes français, originaires du Calvados, ont en commun de ne plus savoir comment trouver leur place dans le monde du travail. Après de multiples stages, ils sont toujours sans emploi. Dans le cadre d'un jumelage entre leur ville et une ville du Sénégal, ils partent vivre et travailler deux mois à Agnam, un village peul du Sahel, à l'Est du Sénégal. Parmi eux, Nadège et Farid comptent sur cette aventure pour essayer de reprendre des forces et mieux comprendre leur vie. "La Vie en chantier" accompagne leur évolution au fil des jours…
- Silence à vaincre (Jacqueline Sigaar, 1994) : 1993 : on estime à environ 8 000 le nombre de personnes transfusées non-hémophiles contaminées par le virus du sida. Ce film donne la parole à des hommes et des femmes de 35 à 70 ans, vivant en milieu rural en Normandie, qui ont été transfusés entre 1983 et 1985 à la suite d'un accouchement, d'un accident ou d'une opération et qui ont appris bien des années plus tard qu'ils étaient contaminés par le virus du sida. Ils ont voulu témoigner pour briser le silence qui entoure leur contamination : celui des institutions, le leur et celui de la société qui permet que ce silence existe, comme si à travers leur histoire personnelle, ils voulaient nous dire que le sida nous concerne tous. Au-delà de leurs souffrances, ce film met en scène leurs réactions de vie face à une mort annoncée.
- Identité culturelle :
- A… comme Ayurveda (Dominique Fresne, 2005) : Kiran Vyas vit en Normandie depuis 25 ans où il a bâti l’un des premiers centres ayurvédiques d’Europe. L’Ayurveda, cette science traditionnelle indienne de l’énergie vitale, à la fois philosophie et médecine datant de 5 000 ans, définit la bonne santé non pas comme l’absence de maladie, mais comme un état de bien-être, d’épanouissement et de joie réelle. Le film veut être un "road-movie" qui nous conduira de la Normandie au "triangle d’or" de l’Ayurveda, en Inde du Sud pour comprendre l’élaboration intérieure de l’histoire d’un homme, inscrite dans la spécificité de deux continents. Le contraste Inde-Normandie permettra de découvrir la "vérité" de l’Ayurveda et de montrer ce que l’Orient peut apporter à l’Occident, dans les domaines où ce dernier peine à être efficace dans le rapport de l’Homme avec son corps et avec la nature.
- Jokkondiral, une histoire d’alliances (Valérie Mégard, 2005) : L’un des objets du documentaire n’est-il pas "la rencontre" ? La rencontre avec un autre, un autre très différent, qui, malgré les incompréhensions et les fossés culturels, va nous toucher, nous obliger à bouger, va nous changer et, peut-être, être changé par nous. C’est dans tous les cas ce que Valérie Mégard veut nous donner à voir en filmant l’aventure humaine, à la fois toute simple et si particulière, que partage la réalisatrice Chantal Richard avec un village africain. Depuis plus de 10 ans, ils se sont confrontés à la réalité de l’autre, s’en sont nourris et ont su créer des liens très forts qui perdurent et se renouvellent, entre la Basse-Normandie et l’Est sahélien du Sénégal ; des liens qui sont aujourd’hui devenus les fondations du tournage du premier long-métrage de Chantal Richard. C’est en filmant cette aventure que Valérie Mégard veut nous montrer ce qui est mis à l’épreuve dans cette relation, et surtout comment elle grandit, se répand, "contamine" ceux qui la croisent et fait germer d’autres rencontres. En interrogeant ce qui se joue sur le tournage de "Lili et le baobab", elle nous raconte comment, de l’équipe du film aux habitants du village d’Agnam, en passant par les migrants du foyer d’Estampes et les habitants de la Basse-Normandie, chacun a éprouvé sa rencontre particulière avec l’autre. Ce documentaire révèle cet échange, cette découverte réciproque en s’appuyant sur le regard et le récit de certains de ces "aventuriers".
- Après tout (Valérie Denesle, 2001) : Ils ont entre 70 et 90 ans, ils viennent de Normandie, du même petit coin de campagne que moi. Nous n'avons pas le même âge. J'ai filmé mes aînés, une génération de paysans qui va bientôt disparaître, emportant avec elle une manière d'être et de voir le monde. Je suis partie en voyage vers la mer avec eux, un premier voyage pour beaucoup, qui fait écho à leurs voyages intérieurs.
- Olga préfère François (Alexis Kavyrchine, 2002) : Au bord de la mer, en Normandie, Natalia et Irina se promènent et font connaissance. C'est la première d'une série de rencontres entre Russes de Français, issus de différentes vagues d'immigration. Ces hommes et femmes, si différents par leur âge, leur histoire, leurs aspirations, témoignent pourtant dans leurs échanges d'un même attachement à leur pays d'origine, et parfois de ses excès.
- Voyage dans la Manche (Christian Blanchet, 2000) : En juin 1995, mes anciens amis, que j'ai connus en Normandie dont je suis originaire, me convient à fêter leurs quarante ans à la salle des fêtes de Saint-Jean de la Haize. La surprise est de taille car ces amis, je ne les ai pas vus depuis une quinzaine d'années ! Je décide, non sans avoir longuement hésité, d'honorer l'invitation, et de filmer la fête. Me vient alors l'idée d'intégrer ce qui a été filmé dans un projet plus ambitieux. Je vais aller voir mes amis avec qui, grâce à la fête, j'ai renoué des liens solides, les suivre dans leur quotidien et parler de nos choix de vie respectifs. Pourquoi sont-ils restés en Normandie ? Pourquoi suis-je "monté" à Paris pour faire du cinéma ? Je compte aussi prolonger l'expérience avec ma famille, elle aussi restée en Normandie… Le cinéma me permettra peut-être de parler "vraiment", avec ma mère de ce pour quoi je suis parti ; avec mon frère aîné, des raisons pour lesquelles j'ai refusé de reprendre avec lui l'entreprise familiale.
- Louvigny-Bertea, la naissance d’un jumelage (Yvan Biard, 1999) : Road-movie sur la naissance d'un jumelage entre un village de Normandie en France, Louvigny, et un village de Roumanie, Bertea. Ou comment une relation basée sur l'action humanitaire évolue vers des échanges d'amitié et de partage.
- Retour au Kham (Bruno Vienne, 1995) : Ce film offre la chance d'accompagner un lama tibétain lors d'une visite à son pays d'origine après trente ans d'exil, dans une région interdite aux étrangers depuis 1959. Ayant fui le Tibet au moment de l'invasion chinoise, Phendé Rimpoché rencontre et épouse une française bouddhiste. Depuis la Normandie, où ils demeurent actuellement et enseignent le bouddhisme tibétain, ils reçoivent l'autorisation de Pékin et s'envolent pour le Kham, région orientale du Tibet. Nous assistons à ses retrouvailles avec ses anciens compagnons pour qui il est resté leur lama, c'est-à-dire un Bouddha vivant. Avec les yeux d'un lama, nous découvrons la réalité du peuple tibétain, déchu de sa liberté politique, mais gardant le courage et le sourire face à l'adversité.
- Documentaires de création :
- A hauteur d’arbre (Richard Blum, 2005) : La Normandie est une terre chargée d'histoires et de légendes auxquelles se trouve bien souvent lié un arbre. "À hauteur d'arbre" est une histoire sur les arbres et les hommes en Normandie où l'on croise des arbres gardiens des morts, des arbres nostalgiques ou encore des arbres usés par le temps. Une galerie de portraits qui relève d'une interprétation poétique trouvant sa source dans l'observation de phénomènes historiques ou scientifiques. "À hauteur d'arbre" tente par sa temporalité et sa rêverie de rapprocher le regard des hommes de celui des arbres.
- L’Absence d’Adrien (Reza Serkanian, 2004) : Plongé dans le coma après son accident de moto, Adrien passe près de la mort, en faisant un arrêt cardiaque. D'un légume au garçon d'avant l'accident, tout est possible avec les traumatismes crâniens, préviennent les médecins. C'est dans ce contexte qu'ont été filmés avec une petite caméra numérique, la famille et les amis d'Adrien dans leur vie rurale en Normandie. Il fallait préparer des images, pour lui rappeler des choses, au cas où il aurait une perte de mémoire après son réveil.
- Mon Saint-Aubin (Bruno Romy, 2001) : À l'occasion du 150ème anniversaire de leur commune, 150 habitants de Saint-Aubin-sur-mer (Calvados) se relaient pour la présenter depuis ses origines géologiques jusqu'à nos jours. On y croise des Romains, des Vikings, des pêcheurs au comble de la misère, Émile Zola, Pasteur, Massenet, les premiers bains de mer, l'occupation allemande et le débarquement. Une leçon d'histoire très originale avec beaucoup d'humour et parfois un peu d'émotion.
- Vol de nuit (Frédéric Mary, 1992) : Vidéo-création à partir d'une implantation de sculptures par Brice Desrez sur la plage de Pennedeple (Calvados) à l'équinoxe d'automne 1991.