Délégation à l’Information et à la Communication
78, rue de Varenne
75349 Paris 07 SP
Responsable :
Josiane Lecuillier
Diffusion des films
Tél : 01 49 55 49 18
Fax : 01 49 55 80 15
E-mail :
josiane.lecuillier@agriculture.gouv.fr
cinematheque.scom@agriculture.gouv.fr
http://cinematheque.agriculture.gouv.fr
Le site Internet de la cinémathèque du Ministère de l’Agriculture et de la Pêche met à la disposition du public une base de données recensant et décrivant tous les films du catalogue disponibles à la location ou à la vente (note : les vidéogrammes ne sont pas consultables en ligne). Toutefois, pour des raisons de sauvegarde du patrimoine filmique, les copies en 16mm sont exclues du prêt. De même, les prêts en vidéo des films antérieurs à 1950 sont suspendus. Une expertise juridique de la collection est en effet en cours afin de déterminer quels seront les programmes dont le prêt pourra être à nouveau autorisé dans le respect des droits des auteurs, producteur et distributeurs. La cinémathèque du Ministère de l’Agriculture procède actuellement à un réexamen systématique des droits. Toutes les mises à jour seront prochainement disponibles sur le nouveau site de la cinémathèque en cours d’élaboration.
Depuis de nombreuses années, le ministère de l’Agriculture et de la Pêche entretient avec l’image des rapports privilégiés. Dès 1923, à l’initiative du Ministre Henri Queuille, le « Cinématographe Agricole » est créé. On embarque dans des camionnettes films et projecteurs portables, et les agents du ministère partent en campagne pour projeter dans les villages de France « la bonne parole » mais aussi le progrès, la culture et bien sûr la distraction. A une époque où l’accès à l’information est difficile et où l’illettrisme est encore important, le cinéma agricole devient alors un véritable outil pédagogique de cohésion nationale.
Les premières réalisations sont des œuvres de commande confiées à des grandes sociétés d’édition ou à des cinéastes ayant créé leur propre structure, comme Jean Painlevé ou Jean Benoît-Lévy 1. Le cinématographe agricole va donner naissance à l’une des plus belles collections d’archives muettes, aujourd’hui conservées et diffusées par les équipes du service de communication du Ministère de l’Agriculture.
La période de guerre voit le début de la carrière de cinéaste de Georges Rouquier avec deux courts-métrages, Le Tonnelier et Le Charron, qui ouvrent la voie à Farrebique (1946), que nombre de critiques considèrent comme le premier grand film rural français. Le Ministère de l’Agriculture prend une part importante dans sa production.
La création du service cinématographique du Ministère de l’Agriculture en 1947 est concomitante à un bouleversement profond de la société rurale. Dans cette période de reconstruction, l’important est de suivre et d’accompagner ces changements. Le soutien de Faits Divers à Paris de Dimitri Kirsanoff témoigne de l’urgence de la lutte contre l’exode rural. De futurs grands noms du cinéma français (Demy, Albicoco, Godard, Rohmer, Doniol-Valcroze) apporteront leurs réalisations. L’ouverture à l’international est aussi le fait marquant des années 50 avec les premiers reportages à l’étranger et la collaboration avec l’United States Information Service, qui apporte au Service Cinéma le fonds cinématographique du plan Marshall. Cette collection permet de mieux situer la naissance en France de la période agricole dite productiviste. Mais elle est aussi un témoignage sur les prémisses de la construction européenne à travers les films produits et soutenus dans les pays de la CEE.
Avec la Cinquième République s’ouvre une nouvelle phase de développement agricole. Des efforts considérables de mécanisation sont effectués. Les lois d’orientation agricole de 1960 et 1962 sont une incitation à la modernisation des exploitations. Le marché commun permet d’écouler les productions. Les titres du catalogue du Service Cinéma vont refléter cette évolution.
La télévision va entrer progressivement dans les foyers d’agriculteurs. Ce média va être utilisé de deux façons. Plusieurs séries seront coproduites avec l’ORTF : la série Aux quatre vents (1960) réalisée par Jacques Krier et Jean-Claude Bergeret ; Les Cousins, entre 1964 et 1970 (24 films), animée par Pierre Desgraupes ; enfin, la série La Voix, entre 1968 et 1977, brosse un portrait à la première personne de la condition féminine rurale. Avec l’expérience de Télé Promotion Rurale (TPR), à laquelle participe le SCMA, la télévision va être aussi utilisée comme moyen de formation des agriculteurs. Créées en 1966 par Louis Malassis, les antennes de TPR (Rennes, Toulouse, Grenoble, Montpellier, Nancy) ont pour mission d’apporter des connaissances ou de sensibiliser aux réalités agricoles. Dans les années 70, TPR s’oriente vers le documentaire de création et s’ouvre aux cinéastes contemporains.
La fin des trente glorieuses va faire surgir dans le documentaire des questions diverses sur les oubliées du développement agricole (Doillon), les relations avec le tiers monde, la diversification, etc.
A partir des années 80, la production audiovisuelle s’engage plus nettement à porter la parole des agriculteurs et de leur rôle dans le milieu rural. Avec La Part des choses, prix Georges Sadoul en 1983, Dartigues raconte avec réalisme et tendresse le quotidien d’une famille landaise avec en toile de fond la question de la transmission du patrimoine pour les exploitations familiales. Il reviendra en 2002 filmer la même famille pour apporter un nouveau témoignage riche sur l’évolution rurale.
La série La Fin des paysans ? dans les années 90 interroge le citoyen sur l’évolution des rapports entre l’agriculture et la société, qu’il s’agisse d’accueil touristique, d’agriculture raisonnée, biologique, de pratiques respectueuses de l’environnement, de production de qualité. L’évolution des métiers et des formations de l’agriculture constitue le cœur d’une série comme Métiers : mode d’emploi, qui met en perspective un siècle d’économie rurale dans ce contexte de changements.
1 Très souvent oublié par l’histoire officielle du cinéma, Jean Benoît-Lévy est l’un des principaux réalisateurs de films institutionnels de l’entre-deux guerres. « Il débute en tournant des films agricoles comme Agriculture moderne (1912) ou des films d’orientation et d’éducation professionnelle, pour le conseil municipal de Paris, comme L’Ecole Boulle et L’Ecole Estienne (1922). En 1925, il réalise une série de films sur l’hygiène à la ferme, avec une idéologie hygiéniste qui est liée aux enjeux économiques d’amélioration des rendements et d’extension des réseaux de commercialisation : Le Bon et le mauvais laitier (1925), La Bonne méthode (1927), un film sur l’emploi des engrais commandité par le Comptoir français de l’azote. De leur côté, la Société des potasses d’Alsace et la Compagnie des nitrates du Chili lui commanditent des films qui seront diffusés par le ministère de l’Agriculture : La Potasse, La Cigogne, La Récolte des betteraves, Ce que m’a dit une cigogne (1932), ou La Compagnie des nitrates du Chili, qui représente une véritable leçon sur la culture et la récolte du blé et la manière d’en augmenter le rendement et la qualité » (in Georges Pessis, Entreprise et cinéma : cent ans d’images, La Documentation Française, Paris, 1997, page 75).
La cinémathèque du Ministère de l’Agriculture diffuse les titres de son catalogue à la location ou à la vente, sous réserve des accords conclus avec les auteurs, les producteurs et les ayants droit. La cinémathèque propose également un service de cession d’extraits de films ou d’archives. Les demandes de recherches spécifiques peuvent être adressées par fax (en précisant le mode de diffusion prévu). De même, des visionnages (dans le cadre d’une recherche d’extraits ou pour consulter d’autres films ne figurant pas au catalogue) ont lieu à la cinémathèque du Ministère sur rendez-vous. Des recherches plus spécialisées peuvent être demandées en complément du catalogue. La base de données peut être aussi consultée au Ministère, 78 rue de Varenne, 75007 Paris.
Les différents fonds du catalogue contribuent à retracer une histoire de la ruralité et de l’agriculture depuis la création de la cinémathèque. Contribution à la mémoire de l’évolution des techniques, des pratiques et des métiers, les collections sont enrichies par des commandes, des réalisations internes mais aussi d’autres sources, avec la volonté constante de proposer plusieurs regards. Afin de valoriser au mieux ces différents fonds audiovisuels, le catalogue peut être parcouru aussi bien par période que par thématique.
Les grands thèmes du catalogue sont les suivants : « Agriculture généralités », « Sols et Cultures », « Elevage et Zootechnie », « Matériel agricole, Agro-équipement », « Forêt et filière bois », « Aquaculture et pêches », « Espace, développement rural », « Agro-industrie, commerce, alimentation », « Métiers et formations », « Histoire, ethnographie, sociologie rurale », « Faune, flore », « Environnement, écologie », « Sciences, techniques, industries », « Santé et sécurité », « Histoire et société ». Chaque grande section thématique se découpe en plusieurs sous-thèmes facilitant les recherches.
L’interface du site Internet autorise également le filtrage par période, selon le découpage suivant : « 1900-1939 », « 1940-1958 », « 1959-1979 », « Depuis 1980 ».
Le catalogue de la cinémathèque du Ministère de l’Agriculture comprend une soixantaine de titres se rapportant, en totalité ou en partie, à la région Basse-Normandie. On notera particulièrement les programmes suivants :
© 2012 CRéCET - Tous droits réservés